Skip to main content

Dans les douze principaux marchés urbains et à Knokke-Heist, les prix immobiliers varient de 1 094 à 12 097 euros/m². Le mètre carré à Bronlaan-Het Zoute coûte ainsi plus de onze fois plus cher qu’à Fond Suzanne, à Charleroi. Même le quartier le moins cher de Knokke-Heist est plus onéreux que le quartier le plus cher de chacune des villes wallonnes analysées. La proximité de la mer ou de l’eau ainsi que les centres-villes historiques tirent tout particulièrement les prix vers le haut.

À Bronlaan-Het Zoute, à Knokke-Heist, les acquéreurs déboursent en moyenne 12 097 euros/m², contre 1 094 euros/m² à Fond Suzanne, à Charleroi. Le prix y est donc plus de onze fois supérieur. C’est ce que révèle une nouvelle analyse d’Immoweb, qui descend jusqu’à l’échelle du quartier pour cartographier les prix immobiliers par commune. L’étude ci-dessous fait le zoom sur les douze principales villes belges dont la Région de Bruxelles-Capitale, ainsi que sur Knokke-Heist.

Knokke-Heist et Bruxelles caracolent en tête

Knokke-Heist joue dans une catégorie à part. Bronlaan-Het Zoute (12 097 euros/m²), Het Zwin (11 568 euros/m²) et Elisabethlaan-Het Zoute (10 549 euros/m²) sont, de loin, les quartiers les plus chers de l’analyse. Bronlaan-Het Zoute est 129 % plus cher que Klauwaerts à Bruxelles (5 290 euros/m²), le quartier métropolitain le plus onéreux. À Bruxelles, Général de Gaulle (5 159 euros/m²) et Gare Centrale (5 103 euros/m²) franchissent également la barre des 5 000 euros/m².

Les écarts ne sont pas seulement considérables à l’échelle nationale. Au sein de la Région de Bruxelles-Capitale, le prix à Mettewie-Buildings (2 331 euros/m²) est inférieur de 56 % à celui de Klauwaerts. C’est à Knokke-Heist que l’écart interne est le plus marqué : à Molenhoek–Station, le prix s’établit à 3 091 euros/m², soit près de trois quarts de moins qu’à Bronlaan–Het Zoute. Fait notable : ce quartier, pourtant le moins cher de Knokke-Heist, reste plus onéreux que le quartier le plus cher de Namur (2 944 euros/m²), Liège (2 921 euros/m²), Mons (2 055 euros/m²) et Charleroi (1 789 euros/m²).

La proximité de l’eau et les centres historiques font grimper les prix

Les quartiers les plus chers se situent souvent en bord de mer ou à proximité de l’eau, dans des centres historiques ou dans des environnements résidentiels urbains particulièrement prisés. Cette tendance s’observe à Knokke-Heist et à Ostende, mais aussi autour de Klauwaerts à Bruxelles et de la Melaan à Malines. À l’autre extrémité du spectre, les quartiers les moins chers se trouvent plus fréquemment en périphérie, dans d’anciennes communes fusionnées ou à proximité d’infrastructures portuaires, ferroviaires ou autoroutières.

« Le marché immobilier ne s’arrête pas aux frontières communales : même au sein d’une seule ville, le prix au mètre carré peut plus que doubler. La localisation reste déterminante. La proximité de l’eau, le patrimoine ainsi qu’un environnement résidentiel central ou exceptionnellement verdoyant génèrent une nette prime, tandis qu’une situation périphérique et la proximité d’infrastructures ont plus souvent tendance à peser sur les prix », explique Jonathan Frisch, économiste chez Immoweb.

Les extrêmes par ville :

Cartes des prix par ville :

MLI

Author MLI

More posts by MLI

Leave a Reply